Le stop

La première fois que j’ai fait du stop, c’était en 2017 pour revenir de mon semi-marathon de La Wantzenau jusqu’à Strasbourg (villes voisines) avec une amie. La femme qui nous a prises nous a déconseillées ce mode de déplacement.

Il y a un mois, je suis partie marcher dans les alentours de mon village slovaque avec mon copain. Le début du printemps peut être traître. Nous sommes partis sous un beau soleil et rentrés sous la pluie. Sans même que nous ne levions le pouce, une voiture s’est arrêtée et nous a déposés près de chez nous. Cela était un bon présage pour l’auto stop!

Depuis que je suis en Slovaquie, je prends beaucoup les transports en commun. J’ai le permis mais pas de voiture, ça limite ! De plus, les bus et trains restent très abordables. Ce qui pose problème c’est plutôt les connexions ! C’est d’ailleurs ce qui m’a amenée à faire du stop sur une longue distance. Après avoir passé la nuit à Brezno, le premier bus pour rentrer chez nous était à 15h15 alors nous avons décidé de rentrer en stop !

Avec mon copain, nous sommes allés à la sortie de la ville où nous avons trouvé un espace pour que les voitures puissent s’arrêter et avons ensuite levé le pouce. Quelques voitures se sont arrêtées mais nous ne connaissions pas les villes où elles allaient ou alors nous ne comprenions pas les conducteurs. Après une petite demi-heure d’attente, une voiture nous a prise.

Il y avait trois personnes dans cette première voiture (un couple et leur amis) qui nous a conduite de Brezno à Tisovec. J’ai beaucoup aimé faire la conversation et échanger avec eux. Ils s’intéressaient à nous, c’était gentil. Et bien qu’on n’ait pas de langue commune assez fournie pour communiquer, on a réussi à se comprendre. C’est ainsi qu’on a parlé italien, anglais, slovaque et allemand … rien que ça ! En partant, ils nous ont même offert du vin italien.

A Tisovec, un couple de Hongrois qui allait à Poprad nous a permis de rallier Muran puis un jeune slovaque nous a conduit jusqu’à Revuca d’où on a pu prendre le bus.

On nous a souvent demandés ce que deux Français faisaient en Slovaquie. Bien sûr c’est normal que les gens s’interrogent. Pour moi, c’est dur de résumer notre parcours et de raconter de façon claire et précise sans entrer dans les détails car le temps de trajet est finalement court. On a réussi à communiquer dans les trois voitures. Certains parlaient très bien anglais, d’autres s’aidaient de google translate. On ne sait jamais ce que pensent les Slovaques de la communauté Rom alors on n’a pas dit qu’on s’occupait d’eux au quotidien. Je pense que c’était une erreur. Je crois que ça pourrait même supprimer leurs préjugés d’en parler.

Mon copain est un adepte du stop depuis quelques années. Il n’a pas le permis et habite dans un village donc ce mode de déplacement lui est bien utile ! C’était une première à l’étranger pour lui. Il se sentait moins à l’aise pour parler avec les gens mais sinon, il ne trouve pas que le stop soit très différent en Slovaquie qu’en France. Peu de gens s’arrêtent et les conducteurs font les mêmes gestes pour exprimer leur refus de s’arrêter (en montrant leur volant généralement).

Il m’a souvent parlée de ses expériences en stop et des rencontres qu’il a fait. De plus, j’ai lu quelques livres sur des voyageurs se déplaçant autour du monde en stop. J’avais depuis longtemps envie de m’essayer à cette pratique tout en ayant un peu d’appréhension. Cela m’a aidée de le faire à deux pour commencer. C’est donc un premier conseil que je donnerai à celles et ceux qui veulent se lancer.

On n’avait pas de panneau pour indiquer notre destination et je pense que c’était une erreur. C’est un outil pour les conducteurs je pense. Dans notre cas, il n’y avait pas non plus 36 routes donc c’était peut être pas indispensable. On avait déjà fait le trajet de nombreuses fois en bus donc nous connaissions un minimum la route mais je crois qu’il est utile de se renseigner sur les villes intermédiaires, histoire de savoir avec qui monter.

On a fait du stop par nécessité au départ mais j’ai aimé l’aspect rencontre et échange. Je regrette un peu de ne pas plus partager avec les locaux depuis que je suis en Slovaquie et le stop est un bon moyen de faire des rencontres, même si c’est bref.

Au final, on a mis 2h40 pour rentrer alors que le bus met moins d’une heure mais sachant qu’il partait à 15h et qu’on est arrivé à 12h, on est gagnant ! Le stop prend du temps et je sais qu’on a été chanceux de trouver « rapidement » des voitures. Ce ne sera pas toujours le cas. L’avantage quand on est deux, c’est que le temps d’attente passe plus vite et qu’on peut se relayer car oui, le stop peut être fatiguant. Il faut toujours être aux aguets des voitures ! Pour conclure, je dirai que cette première expérience fut très instructive et que je vais très certainement renouveler l’expérience à l’avenir. Maintenant, quand je vois des auto-stoppeurs sur la route, je vais plus facilement m’arrêter (tout en restant vigilante) pour demander où ils vont et si je peux les conduire quelque part, je le fais.

La suite de mes aventures en Slovaquie dans l’article du mois de juin.

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