Passage à l’acte : partie II

Grand tri

Je suis rentrée en France et me suis réinstallée chez mes parents dans le but de faire des économies avant de repartir à l’étranger. Comme à chaque fois que je reviens d’un long séjour à l’étranger, je me rends compte de toutes les choses que je possède et dont je n’ai pas eu l’utilité pendant mon absence. Or si j’ai pu m’en passer si longtemps, pourquoi les garder ?! J’ai donc fait un grand tri dans mes vêtements, mes bibelots (jusque là, c’était habituel à chaque grand « ménage ») mais aussi dans mes livres (pourtant si sacrés !).

J’ai découvert une association à Nantes qui récupère les livres pour les revendre à moindre coût tout en donnant du travail à des personnes en réinsertion. Je leur ai donc apportés la majeure partie de mes livres. Quant au reste, j’ai apporté une partie à la médiathèque de ma commune et j’ai donné une partie de mes manuels et codes achetés pour mes études de droit à la bibliothèque universitaire de mon ancienne faculté. Je sais que j’aurais pu les vendre mais ça aurait été long et fastidieux pour récupérer quelques euros au final. Cette opération de grande ampleur m’a faite réaliser qu’à l’avenir, je réfléchirai plus longuement avant l’achat d’un livre. Si c’est pour une lecture ou deux, autant l’emprunter !

Déchets 

Je lis plus attentivement les emballages et suis plus minutieuse dans le tri de mes déchet. J’évite également le plus possible les emballages en plastique et privilégie le carton et le verre qui se recyclent mieux.

Au lieu de râler lorsque je vois des déchets sur le sol, j’en ramasse de temps en temps. Je me dis que si tout le monde ramassait régulièrement un déchet par terre, non seulement il y en aurait moins qui finiraient dans nos océans ou dans l’organisme d’un animal mais que les gens feraient aussi plus attention à mettre leurs déchets dans une poubelle (et la bonne svp !). C’est quand même plus agréable de se balader sans tomber sur un sac rempli des emballages du célébrissime fast food ou de mégots de cigarettes ! 

C’est même devenue un véritable défi quotidien avec le #1déchetparjour. Plus d’info sur le site.

Cuisine

Ma famille n’étant pas végétarienne, j’ai décidé de faire mes propres repas. En plus, avec mes horaires de travail, je dois manger plus tôt donc c’est aussi simple. Mon nouveau régime alimentaire n’est pas forcément compris de tous. Néanmoins, ils le respectent et sont parfois attirés par certains de mes repas. Je ne force personne à être végétarien, cependant plutôt que de juger ou de me sortir des clichés, je préfère qu’on me pose des questions sur les raisons de mon choix.

Pour faire court, depuis toute petite, je n’ai jamais apprécié le goût de la viande, sauf éventuellement la viande blanche. Lorsque je vivais seule, pendant mes études ou à l’étranger, je ne consommais que très rarement de la viande. Aujourd’hui, j’ai pris conscience des enjeux environnementaux de la production animale et je suis également plus sensible à la condition animale.

De plus, pour en revenir au zéro déchet, les micro plastiques qui pullulent sur notre planète sont consommés par les animaux qui finissent dans nos assiettes or ces plastiques sont composés de produits chimiques qui sont des perturbateurs endocriniens (substances déréglant le fonctionnement hormonal). Voici un article intéressant sur le sujet.

J’ai aussi décidé de retourner au marché de la ville voisine et d’acheter en vrac. Quand je n’ai pas le temps d’aller au marché, je prends mes petits sachets en coton pour acheter au supermarché mes légumes et mes fruits (je regarde au préalable la provenance et j’achète de saison évidemment). Désormais les supermarchés proposent une section vrac alors j’ai pu acheter dans mon supermarché habituel, des pâtes, du riz et du quinoa. J’étais donc plutôt contente de moi jusqu’au jour où la vendeuse du supermarché a refusé de faire la pesée de mes légumes car ils étaient dans un sachet en coton. Quand j’ai demandé la raison, elle m’a dit que c’était « la politique du magasin ». J’ai donc reposé mes légumes et suis repartie. Je n’achèterai plus chez eux mes fruits et légumes ! A fortiori, j’aimerais également m’en passer pour tout le reste mais je n’ai pas de magasin qui propose du vrac à proximité et Biocoop reste assez cher.

J’utilise désormais ma cafetière italienne qui ne nécessite aucun filtre pour mon café et un filtre nettoyant ou une boule à thé pour mon thé.

Plus jeune, je faisais souvent des gâteaux puis j’ai manqué de temps et/ou l’envie m’est passée. Lorsque j’étais en Slovaquie, je ne trouvais pas toujours de pâtisserie qui me plaisait et comme j’avais un peu de temps, on s’est mis à faire des gâteaux avec mon copain. Je suis toujours aussi gourmande et je ne pense pas que les goûters soient réservés aux enfants alors quelques heures par semaine, je me prépare mes goûters pour le travail ou à apporter chez mes amis. De cette façon, d’une je sais ce qu’ils contiennent et de deux, fini les multiples emballages voire suremballages quotidiens ! En plus, je prends vraiment beaucoup de plaisir dans leur confection. 

Produits ménagers et hygiène

Je me suis aussi mise à faire ma lessive maison. J’ai pris la recette dans le livre de Camille Ratia. On la trouve également sur son blog. La première fois, j’ai mélangé le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc or l’effet s’annule et ma lessive n’était pas efficace. Ma deuxième tentative a été plus réussie mais n’est pas encore parfaite. Je trouve que les odeurs de transpiration sont encore présentes sur certains vêtements comme mes sweaters. Je pense que je ne devrais pas mettre ma lessive directement dans le tambour et que je devrais ajouter plus d’huiles essentielles. J’ai finalement découvert Terrawash et acheté leur sachet micro-perforé à base de magnésium. Je vous en dirai plus après quelques lessives. 

Je me lave désormais le corps et les cheveux avec du savon solide et je me nettoie les oreilles principalement sous la douche, sans coton tige. Il faudra d’ailleurs penser aux alternatives, comme l’oriculi, car ces derniers vont disparaître au 1er janvier 2020 (Loi Biodiversité).

J’ai acheté un brosse à dent recyclée et recyclable chez Biocoop.

J’utilise la CUP comme protection hygiénique et pour rien au monde je ne reviendrai aux serviettes ou tampons. Il faut un peu de temps pour avoir le doigté mais une fois qu’on a compris l’effet ventouse, tout se passe à merveille. Il faut toutefois bien veiller à la retirer avant 12H pour éviter tout choc toxique qui peut avoir de graves conséquences. 

Transport

J’essaie autant que possible de me déplacer à pied ou à vélo pour les petits trajets ou de prendre les transports en commun.

Et ensuite ?

Quand on commence à s’interroger sur l’environnement et comment avoir le plus faible impact négatif dessus, beaucoup plus de questions se posent que de réponses s’imposent. Je repense à mes habitudes quotidiennes comme prendre une douche tous les jours, est ce vraiment nécessaire ? Je me questionne sur ma participation indirecte à la déforestation via ma consommation d’huile de palme (je regarde désormais la composition des produits et bannis ceux qui en contiennent). Je pense aux projets dans lesquels ma banque investit … Et finalement, j’aime me poser ce genre de questions et tenter d’y apporter ma solution.

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