Judy (Echange scolaire aux USA)

Lorsque j’ai participé au programme Brigitte Sauzay en 2008, j’ai fait la connaissance de Judy qui était dans ma classe. Des années plus tard, nous étions toujours en contact et j’ai eu la chance de recevoir sa visite alors que j’étais au pair en Autriche. L’année dernière, c’est moi qui lui ai rendu visite lors du marathon de Berlin. C’est d’ailleurs sûrement grâce à la gaufre de chez Wonderwaffel que j’ai pu le terminer ;). Je suis donc ravie de partager avec vous son expérience comme lycéenne aux USA.

1/ Würdest du dich kurz vorstellen ? 

Hey, mein Name ist Judy. Ich bin aktuell 27 Jahre alt und war im Sommer 2008 bis Sommer 2009 ein Jahr lang als Austauschschülerin an der Dover High School. (Wow, das ist 10 Jahre her!)

1/ Peux tu te présenter brièvement ?

Salut, je m’appelle Judy, je suis allemande et j’ai aujourd’hui 27 ans. J’ai étudié pendant un an au lycée américain de Dover (2008-2009).

2/ Wo warst du im Austausch ? War die Stadt von dir oder zufällig ausgewählt ? Kannst du ein bisschen von der Stadt, wo du warst, erzählen ? 

In Dover im US-Bundesstaat Delaware an der Ostküste. Da ich damals ein Stipendium für das AFS-Programm erhielt, sollte ich nur zehn Länderpräferenzen angeben. Ab Weihnachten 2007 wusste ich dann, dass es in die USA für mich gehen würde – und war mehr als aufgeregt, hätte mich aber genauso über jede andere Destination auf meiner Liste gefreut.

Ein paar Monate vor meiner Abreise erhielt ich dann die Info, dass mich eine Gastfamilie ausgewählt hatte und ich in Dover leben würde. Wie es der Zufall so wollte, war die Dover High School renommiert für ihr Basketballteam, somit kam ich als Basketballerin voll auf meine Kosten. Dover selbst ist eine Kleinstadt und gleichzeitig Bundeshauptstadt von Delaware. Die Umgebung ist sehr ländlich und auf den Landstraßen war es nicht ungewöhnlich, Amish in Kutschen fahrend, anzutreffen. Da der Atlantik recht nah ist, haben wir im Sommer beispielsweise die Türen und das Dach des Jeep Wranglers meiner Gastschwester Emily abmontiert und sind damit manchmal an den Strand gefahren.

2/ Où as tu fait ton échange scolaire ? Comment as tu atterri là-bas (choix ou hasard) ? Peux tu nous présenter ta ville d’adoption ?

Je suis partie vivre à Dover dans l’Etat du Delaware (sur la côte Est des USA). Etant donné que je recevais une bourse d’étude, mon choix devait se limiter à 10 pays. Fin décembre 2007, je savais que j’irai aux USA. J’étais toute excitée – mais exactement comme je l’aurais été pour les autres destinations que j’avais présélectionnées.

Quelques mois avant mon départ, on m’a informée qu’une famille d’accueil m’avait été attribuée et que j’allais vivre à Dover. Comme le hasard fait parfois bien les choses, j’ai appris que le lycée était réputé pour son équipe de basket. Or il s’avère que j’étais moi-même basketteuse !

Dover est une petite ville mais également la capitale fédérale du Delaware. La ville est entourée de campagne et ce n’était pas rare de croiser des Amish en charrette. La côte Atlantique étant toute proche, nous avons souvent roulé avec le toit ouvrant abaissé jusqu’à l’océan.

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3/ Als du dort warst, hattest du Zeit anderen Städte zu besuchen oder hast du an kulturellen Veranstaltungen teilgenommen ? 

Auf jeden Fall! Viele interessante Großstädte befinden sich glücklicherweise recht nah an Dover, sodass ich mehrmals in New York City, Washington D.C. sowie Philadelphia war. Dabei haben wir auch immer Konzerte, Musicals am Broadway oder auch Basketballspiele wie die Dallas Mavericks @ 76ers besucht. Außerdem nahm mich meine amerikanische Familie mit nach Florida in den Urlaub und am Ende meines Auslandsjahres hatte ich noch die Gelegenheit, über 3 Wochen Nordamerika zu bereisen, u.a. die Niagara Falls, Toronto und Boston.

3/ As-tu profité de ton séjour pour visiter d’autres villes et/ou participer à des événements culturels locaux ?

Bien sûr ! Dans les alentours de Dover, il y a beaucoup de grandes villes. C’est pourquoi, j’ai été plusieurs fois à New York, Washington D.C. ainsi qu’à Philadelphie. C’est également dans ces villes que j’ai pu assister à des concerts et musical (notamment à Broadway) et à des matchs de basket. De même, ma famille d’accueil m’a invitée à passer les vacances avec eux en Floride et à la fin de mon année, je suis partie à la découverte de l’Amérique du Nord pendant trois semaines (chutes de Niagara, Toronto et Boston entre autres).


4/ Wie wichtig ist es deiner Meinung nach die Fremdsprache schon sehr gut zu beherrschen, bevor man ins Ausland geht ? 

Hängt immer davon ab, welchen Anspruch man an sich selbst stellt oder welches (Sprach-)Ziel man verfolgt. In meinem Fall konnte ich ja bereits auf eine ziemlich gute Basis aufbauen und habe mein Vokabular erweitert, die Aussprache verbessert und vor allem Hemmungen überwunden und mich schließlich getraut, in einer anderen Sprache zu kommunizieren.

Grundsätzlich glaube ich jedoch nicht, dass man die Landessprache vor Ankunft beherrschen muss, sondern mit viel Offenheit, Neugier und dem Mut, Fehler zu begehen, eine ganze Menge im Alltag „aufschnappen“ kann. Darüber hinaus sind Intensivsprachkurse natürlich zu Beginn immer sehr hilfreich.

4/ D’après toi, est ce important de maîtriser la langue du pays avant de partir ?

Ça dépend des exigences qu’on s’impose à soi-même et du but qu’on se fixe. Dans mon cas, je partais avec de bonnes bases d’anglais. Sur place, j’ai élargi mon vocabulaire, amélioré ma prononciation et surtout surmonté ma peur de m’exprimer dans une autre langue que ma langue maternelle.

Au fond, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de maîtriser la langue du pays où l’on va avant de partir. Je pense au contraire que si on fait preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité et qu’on accepte de parler, même en faisant des fautes, on peut vite progresser. Pour cela, les cours intensifs de langue peuvent être d’une grande aide à l’arrivée.

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L’équipe de basket du lycée

5/ Kannst du das Bildungssystem in Deutschland und in den USA vergleichen ? 

Mal schauen, ob ich das ein paar Sätzen herunterbrechen kann. Ich persönlich empfand die High School im Vergleich zum deutschen Gymnasium recht einfach. Um meine Noten brauchte ich mir während des Jahres keine Sorgen zu machen – auch wenn ich natürlich trotzdem lernen musste. Der sportliche Erfolg hingegen wurde gefühlt über den akademischen gestellt. So war es keine Seltenheit, dass ich früher den Unterricht verlassen durfte, um mit meiner Mannschaft zum nächsten Basketballspiel zu fahren.

Die größten Unterschiede finden sich wohl im Noten-, Test- sowie Kurssystem wieder. Statt der Schulnoten 1-6 in Deutschland werden die Noten A-F (meist noch mit einer Punktzahl aus 100 Punkten als Tendenz) vergeben. Außerdem wurde Wissen wesentlich öfter in Multiple Choice Tests als mit Essays oder Analysen abgefragt.

Das Kurs- oder Klassensystem ist wohl der drastischste Unterschied im Vergleich zu Deutschland, während ich in Deutschland noch einer Klasse angehörte, besucht man ab dem 9. Jahr an der High School verschiedene Kurse je nach eigenem Niveau. Die vier Jahre an der High School sind untergliedert in Freshmen, Sophomore, Junior und Senior Year. Ich musste mich zu Beginn somit gleich selbst einschätzen und Kurse nach untersch. Niveaus belegen, es gab CP (college preparation), Honors und AP (Advanced Placement) classes. Wobei letzteres für den höchsten Anspruch stand und man am Ende des Schuljahres ein AP Exam absolvierte, um bereits Credits fürs College angerechnet zu bekommen.

5/ En quoi est ce que le système scolaire américain et allemand se ressemblent/diffèrent ?

Personnellement, j’ai trouvé le lycée américain plus facile que mon lycée allemand. Même si je devais bien évidemment étudier, je n’avais pas vraiment à travailler très dur pour réussir. La réussite sportive était en revanche très importante et j’ai souvent pu quitter un cours plus tôt pour participer à un match de basket.

Une différence se retrouve dans la notation. Les notes allemandes vont de 1 (la meilleure note) à 6 (la moins bonne note) tandis que les notes américaines vont de A (la meilleure note) à F (la moins bonne) [n.d.t Pour mieux comprendre le système de notation aux USA, voici un lien utile]. Une autre différence majeure c’est que les connaissances sont souvent évaluées via un QCM plutôt qu’une dissertation.

C’est dans le fonctionnement des cours et la répartition des classes qu’on voit la plus grande différence entre le système allemand et américain. Il faut savoir que le lycée américain se divise en quatre années : Freshmen, Sophomore, Junior et Senior Year. Alors qu’on nous attribue une classe en Allemagne, à partir de la neuvième classe [3 ème en France mais début du lycée pour les Américains] les élèves suivent différents cours selon leur niveau. C’est pourquoi, à mon arrivée, j’ai dû moi-même estimer mon niveau dans les matières enseignées. Il y a trois niveaux proposés : CP (college preparation) Honors et AP (advanced placement). Le dernier niveau, AP, est le plus haut et il permet, suite à un examen passé à la fin de l’année, d’acquérir des crédits pour l’Université.


6/ Hat dir dein Auslandsjahr für die Zukunft geholfen? (u.a. beruflich) 

Konkret kann ich es wohl nicht an diesem einen Auslandsjahr festmachen, aber das Jahr in den USA hat mich enorm in meinem Selbstbewusstsein gestärkt und dass ich mich flexibel auf neue Umgebungen einstellen kann.

Natürlich kamen mir die gewonnenen Sprachkenntnisse auch in meinem überwiegend englischsprachigen Bachelorstudium gelegen und ich merke auch heute noch wie ich vor allem mit nordamerikanischen Geschäftspartnern oder Kunden ganz schnell auf einer Welle funke, weil ich den Schalter in meinem Kopf umlege und dann in deren Mentalität denke. 

Danach packte mich regelmäßig das Fernweh, sodass ich dann auch längere Zeit in Frankreich und Tschechien studierte und arbeitete. Wer weiß, in ein paar Jahren zieht es mich wohl sicherlich wieder ins Ausland – aber das lasse ich jetzt erst einmal auf mich zukommen.

6/ Est ce que cette année à l’étranger t’a été bénéfique pour ton avenir (professionnel et personnel) ?

Je ne peux évidemment pas faire reposer tous mes choix futurs sur cette seule année mais celle-ci m’a donnée confiance en moi et je peux désormais facilement m’adapter à un nouvel environnement.

Les connaissances en anglais que j’ai acquises m’ont naturellement beaucoup servies lors de mes études supérieures. Encore aujourd’hui, je constate que j’ai des facilités à échanger avec mes partenaires et clients américains car je comprends leur façon de communiquer.

Cet échange m’a donnée le goût de vivre à l’étranger, c’est pourquoi j’ai étudié et travaillé en France et en R. Tchèque par la suite et qui sait si dans quelques années le vent ne me portera pas de nouveau dans un autre pays ?

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La fanfare du lycée

7/ War es leicht Kontakt zu Amerikanern oder anderen Studenten zu knüpfen ? 

Oberflächlich, ja. Als einzige Austauschschülerin kannte gefühlt jeder Dritte von den ca. 1.500 Schülern meinen Namen an der Dover High. Bis ich aber tatsächlich einen Freundeskreis aufgebaut hatte, dauerte es sicherlich drei Monate. Und das war auch die erste Bewährungsprobe im Ausland: Betritt mal die Schulkantine (cafeteria genannt) und suche dir einen Tisch, wenn du noch niemanden kennst. Das war die ersten Wochen ziemlich hart, da ich doch sehr zurückhaltend war. Aber genau solche Momente formen den Charakter – heutzutage reise ich auch gern mal allein und bin mit mir selbst im Reinen.

Zum Glück hatte ich eine wunderbare Gastfamilie mit drei Geschwistern (Bryan, Emily & Sarah), die mich wie ein Familienmitglied aufnahmen und die sich auch noch heute wie Familie anfühlen. Nächstes Jahr werde ich jeweils zur Emilys sowie Sarahs Hochzeit fliegen, das wird der Hammer.

7/ As tu facilement pu te lier d’amitié avec des locaux ?

Superficiellement, ce fut facile. Comme j’étais la seule étudiante étrangère, environ un tiers des 1 500 élèves du lycée devait connaître mon nom mais il m’a fallu au moins trois mois pour que je me fasse un cercle d’amis. Une des épreuves fut par exemple de trouver une table pour déjeuner alors que je ne connaissais personne. Les premières semaines ont été plutôt dures car j’étais assez réservée. Mais c’est aussi ce qui forge le caractère et aujourd’hui, ça ne me pose aucun problème de voyager seule par exemple. Ma propre compagnie me suffit.

Heureusement, dans ma famille d’accueil il y avait trois enfants (Bryan, Emily et Sarah) qui m’ont tout de suite adoptée et que je considère toujours comme de la famille à l’heure actuelle. D’ailleurs, l’année prochaine, je vais leur rendre visite à l’occasion du mariage respectif de chacune des deux filles. Ça va être génial !

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Emily & Judy

8/ Hast du eine Anekdote zu erzählen? 

Haha, oh da gäbe es seine Menge Geschichten – ich hatte viel zu lachen in dem Jahr. Daher würde ich gern zwei Anekdoten mit euch teilen, wenn das okay ist ;-).

Zwei Wochen nachdem ich in den USA ankam, nahm mich mein amerikanischer Bruder Bryan in seinem Audi TT (deutsche Automarke wohlgemerkt) auf einer Spritztour mit. Ich hatte wohl zu viel von deutschen Autobahnen geschwärmt und er wollte mich wohl beeindrucken, jedenfalls tritt er mal kräftig aufs Gaspedal und keine 10 Sekunden später schoss hinter uns ein Streifenwagen aus einer Nebenstraße hervor. Wir wurden angehalten und ich musste mich zusammenreißen, nicht laut loszuprusten und den Cop nach einem Foto zu fragen. Bryan erhielt somit sein erstes „speeding ticket“ und schämte sich extrem, als er seinen Eltern davon beichtete. Die witzelten danach wochenlang, dass ich einen schlechten Einfluss auf meinen Bruder hätte und somit wurde der Satz: „Judy, it’s your fault.“ etabliert.

Am Abend des 24. Dezembers (Weihnachten wird in den USA am Morgen des 25. zelebriert) kam meinem Dad Keith kurzfristig der Gedanke, noch ein paar Geschenke zu besorgen. Wir saßen jedoch bereits alle in Pyjamas gekleidet auf dem Sofa eingemurmelt, worauf ich ihn auch hinwies und er meinte ganz cool: Na, dann lasst uns eben im Pyjama shoppen gehen. Und so geschah es denn auch. Und wisst ihr was? Es hat keine Sau in der Dover Mall interessiert. Meine Litchfords sind die durchgeknallteste und liebevollste Familie, die ich kenne – was sie mir in dem Jahr gegeben haben, dafür kann ich mich nicht einmal ansatzweise revanchieren.

8/ As-tu une anecdote à partager ?

Evidemment, j’ai eu mon lot d’histoires et j’ai beaucoup rigolé durant cette année. Je vais donc vous raconter deux anecdotes.

Deux semaines après mon arrivée dans ma famille d’accueil, Bryan m’a emmenée dans son Audi TT pour tester ce qu’elle avait sous le capot. J’avais peut être un peu trop vanté les autoroutes allemandes [certaines zones sont illimitées] et il voulait m’impressionner. Il n’a donc pas hésité à appuyer sur la pédale d’accélération et même pas dix secondes plus tard a surgit une voiture de police. Un policier nous a arrêtés et j’ai dû prendre sur moi pour ne pas exploser de rire et lui demander de faire un selfie ! Bryan a donc reçu sa première amende et l’a montrée tout penaud à ses parents. Ces derniers plaisantèrent des semaines de ma mauvaise influence et c’est comme ça qu’est née l’expression „Judy, it’s your fault“ [« Judy, c’est ta faute »].

Le soir du Réveillon de Noël (Noël est célébré le 25 décembre au matin aux USA), le père eu l’idée d’acheter encore quelques cadeaux. Nous étions tous sur le canapé emmitouflés dans nos pyjamas, ce que je lui fis remarquer et il rétorqua „et alors, allons y en pyjama“ … ce que nous fîmes. Et vous savez quoi ? Personne ne s’y intéressa. Cette famille est définitivement la plus folle et la plus aimante que je connaisse. Ils m’ont apportée bien plus que ce que je pouvais espérer durant cette année.


9/ Noch einen Rat ? 

Nicht zögern, einfach tun. Und die Faustregel 30/70: zu 30% die eigene Mentalität beibehalten und zu 70% an die neue Heimat adaptieren. Außerdem versucht jede Kultur mit kindlicher Neugier zu entdecken – es ist egal wie es in deinem Heimatland gemacht wird, jede Gesellschaft ist anders und funktioniert auf ihre Weise.

9/ Un dernier conseil à donner ?

N’avoir aucune hésitation et foncer ! Et suivre la règle 30/70 de Faust : conserver 30% de son pays natal et laisser les 70% pour s’adapter à son pays d’accueil. D’ailleurs, il faut essayer de découvrir chaque nouvelle culture avec une curiosité d’enfant. Il importe peu que ton pays natal fasse d’une certaine façon, chaque société est différente et fonctionne à sa manière.

Vielen Dank Judy ! Es war sehr interesant dich zu lesen und ich hoffe, dass deinen Erfahrungsbericht anderen Leute helfen wird ;).

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